Jürgen Klopp a raison : les compétences en gestion humaine se perdent dans un afflux de données | Jonathan Wilson

Jonathan Wilson - TheGuardian - 06/01
Dans le tourbillon saisonnier, le processus est trop prioritaire et comme le souligne l'entraîneur de Liverpool, les émotions des joueurs comptent davantage.

En mars 2019, Manchester United s'est rendu au Paris Saint-Germain en huitièmes de finale de la Ligue des Champions, mené 2-0 dès le match aller. A la mi-temps, ils menaient 2-1. Ayant besoin d'un autre but à marquer suite aux buts marqués à l'extérieur, leur manager, Ole Gunnar Solskjær, a réussi un coup de maître contre-intuitif : il s'est assis. Pendant une demi-heure, il ne s'est presque rien passé. Le PSG poussa timidement, d'abord déconcerté puis anxieux. Et puis Solskjær a lancé son assaut sur des adversaires paniqués, United a remporté un penalty – un handball européen idiot et moderne, mais un penalty néanmoins – et s'est qualifié.

C'était Solskjær à son apogée, le résultat qui a incité Gary Neville à demander où il voulait sa statue. Le bilan de Solskjær à ce moment-là indiquait P17 W14 D2 L1 ; il flottait encore dans l'euphorie de ne pas être José Mourinho. Ses difficultés à mettre en place des structures offensives n’avaient pas encore été révélées. Mais là où il avait fait ses preuves, c'était dans la lecture et la manipulation du flux émotionnel d'un jeu.

Le paradoxe de Wayne Rooney : il devrait éviter tout club qui veut de lui | Barney Ronay
En savoir plus

C’est bien sûr une stratégie à haut risque. Si le PSG avait tenu bon, tout le monde se se...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...